Samedi 4 avril 2009


Attention ! Ce chapitre est le plus horrible de tous les chapitre des aventures de Eudes-Elliote. Si vous êtes une âme sensible, passez votre chemin !


Ils arrivèrent enfin en vue du château, qui, selon Eudes-Eliotte, ressemblait en fait plus à un hôtel "vingt-douze étoiles", et il s'y connaissait (il avait lu le guide des hôtels, restaurants et palaces en tout genre).
M. Loyetus avait  beaucoup de métiers : professeur de lettres classiques, directeur des restos des yeux et d'un hôtel cinq étoiles...
Une fois qu'Eudes-Eliotte et Gibrale furent enfermés, ils s'assirent, chacun dans leur coin, l'un pour réfléchir, l'autre pour baver. Ils eurent tôt fait de s'apercevoir que leur cachot était en réalité les toilettes. Heureusement, on ne les avait pas fouillé et Eudes-Eliotte avait encore des millions de gadgets inutiles pour les tirer d'affaire.
 Le lendemain, notre brave excentrique, confortablement installé dans son lit pliant, se réveilla de bonne heure. Il allait se lever pour prendre son habituel petit-déjeuner quand il se rappela qu'il était toujours enfermé dans les toilettes en or de l'hôtel "vingt-douze étoiles". Il s'assit sur son lit et s'aperçut qu'il s'était passé quelque chose : il n'y avait plus qu'un mètre entre le plafond et sa tête, alors qu'il aurait juré que la pièce était haute de dix mètres. Il regarda par terre et vit qu'il n'y avait pas de sol mais de l'eau à l'air étrangement gluant. Son lit flottait dans le liquide.
"Gibrale, où est Gibrale ? se demanda-t-il tout à coup. Alors il vit quelque chose d'horrible.
Gibrale flottait non loin de lui et de sa bouche entrouverte s'écoulait une marée de bave que rien ne semblait pouvoir arrêter. Eudes-Eliotte compris alors avec dégoût qu'elle était la nature de ce fameux liquide. Il se fit la promesse de mieux surveiller Gibrale.
Le plafond se rapprochait à vue d'oeil.
"Gibrale ! Gibrale ! réveille toi ! " s'écria-t-il.
Mais le fracas de la cascade empêchait tout échange entre les deux amis.
"Il n'y a plus qu'une solution" pensa Eudes-Elliote en se lançant dans la mer de glaire. D'un geste preste, il s'empare de Gibrale. Refoulant son dégoût et aspirant une dernière gorgée d'air, il plongea en direction des toilettes. Il s'engouffra dans la cuvette et appuya avec le gros orteil du pied droit sur la chasse d'eau. Ils se sentirent aspirés, aspirés, tout devint sombre et ils perdirent connaissance.
Par Eudes-Eliotte
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