Vendredi 20 février 2009
 "Bonzour, Bonzour, s'écria Gibrale, enthousiaste.
"Enchanté, fit Eudes-Eliotte, poli mais plus méfiant.
 Les Hommes-Crapauds-Limaces étaient accompagnés d'un homme à l'allure plutôt prétentieuse, plutôt grand, et assez jeune.
"Ave servi ! dit-il un grand sourire au lèvres.
"Qu'est f' que t'a dit ? cracha Gibrale.
"Cet homme a l'air très gentil, mais il nous a traités d'esclave ! répondit Eudes-Eliotte, choqué. Il demanda, dans un latin parfait :
"Quid es ? , ce qui voulait dire : "Qui es-tu ?"
"Pater tuus sum, répondit le maigre latiniste.
"Comment ? Il est fou ! Il a dit : "Je suis ton père" ! Ce n'est pas possible ! Moi, mon papa, il est machiniste hélicoptérien.
Il traduisit : "Pater meus machinator helicopterum est !"
Comme l'homme ne semblait pas réagir, Eudes-Eliotte répéta :
"Quid es ?"
"Dominus Loyetus sum !"
Par Eudes-Eliotte
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Lundi 2 février 2009
 -C'est parce que c'est la sphrase qu'on nous répétait toujours : ne fuyez pas, sinon la fameuse, l'hélobiée, la sanguinaire, l'affamée, la terrible association vous...
-Bon, bon, d'accord, coupa le surdoué. Mais pourquoi es-tu parti dans ce cas ?
-Baah, ze sais pas...
-Comment ? ! Tu n'y avais pas pensé ! Existe-t-elle réellement, cette association ?
-Baah, ze sais pas... répéta Gibrale, regardant fixement par-dessus l'épaule de Eudes-Eliotte.
Notre héros se retourna, et se figea.
Derrière lui se tenait une dizaine de créatures aussi moches qu'indescriptibles (ormi le fait qu'elle soit moches).
"Mauvais jour, grogna l'un d'eux, nous sommes les gluants, les poisseux, les glissants, les visqueux Hommes-crapauds-limaces. On nous appelle aussi les "Restos des yeux".


Pour imaginer la voix de ces créatures, addonner-vous à l'art de mélanger les voix crapaudesques, homminesques et limaciennes. Vous verrez, c'est très dur, j'ai du moi-même beaucoup m'entraîner. Bon courage !

Par Eudes-Eliotte
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Mercredi 28 janvier 2009
 -Même que le meilleur cuizinier, et bah y s'appelait HarroTypper !
-Aha... Il a pas joué dans un film, par hasard ?
-Fi, f'est poffible...
 Les deux chercheurdetrésoriens s'entendait plutôt bien. Ils n'avaient tous deux jamais eu d'amis, c'était nouveau pour eux.
Eudes-Eliotte raconta à Gibrale sa vie de surdoué, et le jeune cuisinier lui raconta sa vie de...de... enfin... sa vie.
-Mon professeur principal, c'était Mme McDonald. Et le directeur, il s'appelait M. Hamburgerdor. Il y avait le cours de cocktail, où on préparait des fortes de pofions, enfin des mélanzes de grenadine, de citron, de sauce tomate, de zambon liquide et de globzoul en confiture, par exzemple. Le prof, il était super agressif, c'était M. Roquet.
-Mais ne réagissent-ils donc pas, quand quelqu'un, comme toi, s'enfuit ?
-Bah malheureuzement, ils risquent de nous enzoyer les “Restos des zyeux”. C'est la fameuse, l'hélobiée, la sanguinaire, l'affamée, la terrible association qui prend les zyeux des zens et les servent dans leur restaurant.
-Tu me sembles tout à coup connaître de nombreux mots ? ! s'étonna Eudes-Eliotte.
Par Eudes-Eliotte
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Lundi 12 janvier 2009
 C'est alors que se présenta un problème : Eudes-Eliotte n'avait PAS de carte au trésor. Mais il en avait franchement assez de faire sans arrêt des allers-retours, alors il continua. Tant pis.
"Allah jeta ai !" comme il disait toujours, et puis "qui dîne dort". À force de marcher, Eudes-Eliotte arriva à Ripas, dans la banlieue parisienne. Il se dit que ce n'était sûrement pas ici qu'on allait cacher un trésor. Il passa son chemin. Il décida de faire une halte près du collège de Pusteak, où bon nombre de jeunes gens apprenait à cuisiner comme de vrais magiciens. Peut-être trouverait-il là-bas un compagnon de route pour sa quête.

 Il faut savoir que le personnage qu'Eudes-Eliotte va rencontrer ultérieurement parle en postillonnant, comme un gogol, avec la langue entre les dents. Vous imaginez ? Bon, continuons.

Il s'installa près d'un lac aux eaux d'argents qui bordait ce collège. Il était à peine en train d'installer son lit en kit, qu'un jeune garçon de son age -une sizaine d'année- s'approcha.
« Bonzour, ze m'appelle Zibrale.
« Pardon ? demanda Eudes-Eliotte, reculant devant les postillons. Une seconde, je sors mon parapluie et je suis à toi. Ainsi donc, tu t'appelles... Zibrale ?
« Naaan ! pas Zibrale : Zi-brale !
« Ah, Gibrale ?
« Oui, c'est ça, Zibrale. Il affichait un sourire à la fois niais et satisfait.
« Bien sûr... fit le binoclard, sceptique. Et... que veux tu donc, mon ami ?
« Ze peux t'aider ?
« Oui, si tu veux, répondit Eudes-Eliotte, pétrifié d'horreur à l'idée de mourir dans d'atroces souffrances, noyé dans une mer de salive.
« Té qui ?
La salve était partie sans prévenir, rapide, véloce, impitoyable, et Eudes-Eliotte n'avait pu lever son parapluie à temps. C'est trempé, mais très sérieux qu'il annonça :
« Je suis chercheurdetrésorien, et un jour, trouveurdetrésorien. Et... Eudes-Eliotte, aussi.
« Moi, ze suis Zibrale.
« C'est bon, j'avais compris, dit Eudes-Eliotte, exaspéré.
Eudes-Eliotte avait une certaine pitié de ce garçon. Il décida de le garder. Après tout, se disait-il, tous les héros possèdent leurs faire-valoir. Ou au minimum quelqu'un pour porter leurs sacs.
Gibrale était un cuisinier talentueux (il venait du collège Pusteak) et était très sympathique, malgré sa fâcheuse tendance à expectorer dans le visage de ces interlocuteurs.

Par Eudes-Eliotte
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Dimanche 11 janvier 2009
Prenons un élève fayot au hasard... mettons Eudes-Eliotte. Petit, maigrichon; petite raie sur le coté de la tête, yeux bleus agrandis par d'énormes lunettes noires qui provoque l'hilarité des autres élèves, teint pâle et quelques taches de rousseur, sans oublier ses gigantesques oreilles décollées, qui soutiennent ses monumentales lunettes à montures d'acier. Le genre de bonhomme que même les profs ont envie d'appeler "le binoclard". Il est habillé en costard-cravate et porte une  petite malette (vide) qu'il considère comme très classe. Sur le plan psychologique, c'est un dingue des mathématiques. Mais sorti de l'univers scolaire, c'est un débile profond.
 Quelques exemples de logique eudeliottienne :
- Quand il évoque le métier de son père, à savoir machiniste hélicoptèrien, tout le monde éclate de rire, sans qu'il ne sache pourquoi.
- Sa logique a des raisons que la raison ignore. On retient notamment de lui une phrase célèbre qui commençait par : "Moi, mon chien m'a dit..."
 - Il dénonce toujours ses petits camarades, même quand ils n'ont rien fait, pour se faire bien voir de ces professeurs. Parfois, ces derniers, excédés, lui filent des claques. Il en déduit généralement qu'il n'a pas dénoncé la bonne personne. et persévère. En même temps, il ne faut pas trop lui en vouloir... il a une chance sur vingt-cinq de tomber juste !



Fait à partir d'une rédaction de 6ème d'Eudes-Eliotte.
Par Eudes-Eliotte et Igor
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