Dimanche 12 avril 2009



Attention ! Cette épisode compte très précisément 16 œufs (en comptant celui-ci).



Pâques approchait. Eudes-Eliotte, enfermé dans sa chambre, étudiait le mouvement de force centrifuge du battant de la cloche de Pâques.
Il avait décidé de se poster dans les jardin et prendre une photo de la cloche pour mieux l'étudier. Il voulait aussi offrir un gros œuf à ses parents.
C'est pourquoi, quand les Pâques vinrent, il s'installa confortablement dans son jardin et attendit patiemment, appareil photo à la main.
Il n'eut pas à attendre longtemps pour voir s'abattre des œuf
s. Mais, chose étrange, ils tombaient du vide, c'est à dire de "rien", pendant qu'un genre de sonnerie, qui ressemblait à une voix, criait :
-TA ! TA ! TATAA !
-Mais je connais cette voix ! se dit Eudes-Eliotte. C'est celle de la dame de la SNZF !
Chacun a déjà entendu au moins une fois, en attendant quelque parent à la gare St Machin, ou en prenant soi-même le train, cette voix fascinante qui semble sortir de partout et de nulle part, ou ailleurs encore...
-Madame ! madame, appela Eudes-Eliotte. Qui êtes-vous ?
-Je suis l'esprit de la SNZF. Je remplace la cloche, elle est malade.
-Dites, est-ce que vous avez un gros œuf
à offrir à mon papa et ma maman ?
Un énorme œuf
alla s'écraser sur la tête de notre lunetteux.
-Eh mais non ! Un œuf
en chocolat, je veux dire.
-TA ! TA ! TATAA ! Tenez !
Un œuf
, cette fois en chocolat, s'échappa des cieux pour atterrir au creux de la main d'Eudes-Eliotte.
-Merci ! et au revoir !
-TA ! TA ! TATAA ! Le service des œufs vous souhaite de joyeuses Pâques !
-Imposteur ! cria soudain une voix claire et sonnante. Partez d'ici !
 C'était la cloche de Pâques.
-Mais ? Vous n'êtes pas malade ? questionna Eudes-Eliotte.
-Bien sûr que non ! C'est une société rivale ! Elle se fait passer pour le service des œufs et elle donne des œufs au chocolat noir aux enfants, alors que tout le monde sait que les enfants ne peuvent manger que du chocolat au lait. C'est bien connu !
-C'est faux ! c'est du chocolat au lait ! nia l'esprit.
-Voyons ça... fit notre grand et vénéré ami. Il croqua alors dans le gros œuf destiné à ses parents.
-Beurk ! Nom d'une pipe emboîté ! cracha-t-il, usant ainsi d'une de ses expressions eudeliottennes préférées. C'est du chocolat noir !
-Je l'aurais parié ! sonna la cloche. Quant à vous, dit-elle, s'adressant à la dame de la SNZF, vous me ferez le plaisir de ramasser tous ces œufs si vous ne voulez pas que j'appelle la sécurité des œufs !
Des lapins en chocolat était déjà là, armés de lances-chocolat.
Le démon se résigna.

-TA ! RA ! TATAA ! maugréa-t-elle en s'éloignant, et en récoltant ses œufs.
C'est alors qu'arriva le bonhomme Michelin.
-J'ai entendu pnœufs ? Imposteurs ! C'est moi qui distribue les pnœufs en chocolat cette année !
-Mais enfin ! Les traditions se perdent ! On ne peut même plus faire son boulot sans qu'il y ait des gens célèbres qui viennent vous imiter et faire de la concurrence ! donga la cloche, voyant du coin de l'oeil arriver Mickey sur le trottoir d'en face.



Lecteurs, lectrices, mes chers comp... euh... mes chers lecteurs et lectrices, merci à vous pour votre fidélité à Eudes-Eliotte jusque ici.
Eudes-Eliotte vous souhaite à toutes et à tous et à toutes et à tous et à toutes de très bonnes vacances et de joyeuses Pâques !







Par Eudes-Eliotte
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Samedi 4 avril 2009


Attention ! Ce chapitre est le plus horrible de tous les chapitre des aventures de Eudes-Elliote. Si vous êtes une âme sensible, passez votre chemin !


Ils arrivèrent enfin en vue du château, qui, selon Eudes-Eliotte, ressemblait en fait plus à un hôtel "vingt-douze étoiles", et il s'y connaissait (il avait lu le guide des hôtels, restaurants et palaces en tout genre).
M. Loyetus avait  beaucoup de métiers : professeur de lettres classiques, directeur des restos des yeux et d'un hôtel cinq étoiles...
Une fois qu'Eudes-Eliotte et Gibrale furent enfermés, ils s'assirent, chacun dans leur coin, l'un pour réfléchir, l'autre pour baver. Ils eurent tôt fait de s'apercevoir que leur cachot était en réalité les toilettes. Heureusement, on ne les avait pas fouillé et Eudes-Eliotte avait encore des millions de gadgets inutiles pour les tirer d'affaire.
 Le lendemain, notre brave excentrique, confortablement installé dans son lit pliant, se réveilla de bonne heure. Il allait se lever pour prendre son habituel petit-déjeuner quand il se rappela qu'il était toujours enfermé dans les toilettes en or de l'hôtel "vingt-douze étoiles". Il s'assit sur son lit et s'aperçut qu'il s'était passé quelque chose : il n'y avait plus qu'un mètre entre le plafond et sa tête, alors qu'il aurait juré que la pièce était haute de dix mètres. Il regarda par terre et vit qu'il n'y avait pas de sol mais de l'eau à l'air étrangement gluant. Son lit flottait dans le liquide.
"Gibrale, où est Gibrale ? se demanda-t-il tout à coup. Alors il vit quelque chose d'horrible.
Gibrale flottait non loin de lui et de sa bouche entrouverte s'écoulait une marée de bave que rien ne semblait pouvoir arrêter. Eudes-Eliotte compris alors avec dégoût qu'elle était la nature de ce fameux liquide. Il se fit la promesse de mieux surveiller Gibrale.
Le plafond se rapprochait à vue d'oeil.
"Gibrale ! Gibrale ! réveille toi ! " s'écria-t-il.
Mais le fracas de la cascade empêchait tout échange entre les deux amis.
"Il n'y a plus qu'une solution" pensa Eudes-Elliote en se lançant dans la mer de glaire. D'un geste preste, il s'empare de Gibrale. Refoulant son dégoût et aspirant une dernière gorgée d'air, il plongea en direction des toilettes. Il s'engouffra dans la cuvette et appuya avec le gros orteil du pied droit sur la chasse d'eau. Ils se sentirent aspirés, aspirés, tout devint sombre et ils perdirent connaissance.
Par Eudes-Eliotte
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Lundi 23 février 2009
 Un des Hommes-Crapauds-Limaces prit la parole :
"Le maîîîîîître... C'est notre maîître à tous. C'est le grand "Direktor" du collège Pusteak."
"Et dominator  ero !", ajouta "dominus Loyetus".

"ET DOMINATOR ERO" est une célèbre citation du grans Loyetus. Cette formule a été reprise par tous les méchants dans les films :
"Et je serai maître du monde ! Mouhahahahahaaaa !

 Gibrale, qui s'était placé en retrait depuis un bon moment, regardait à présent, hébété, l'étrange scène.
"Mais vous saveez, reprit un
Homme-Crapaud-Limace d'un ton limacieux (non, non, pas malicieux, vous avez bien lu : limacieux), le maître parle de nombreuses autres langues !"
Comme pour confirmer ses dires, Loyetus salua :
"Ave-Guten Tag-
你 好-Grüß Gott-Hello-Bonjour !
Bon, assez tergiversé, retournons au château"
"Mais, vous arlez donc français ? !, s'étonna Eudes-Eliotte.
"Et alors, j'ai le droit, non ? À présent, taisez-vos, misérable esclave.
M. Loyetus conservait son grand sourire, en ne prêtant plus aucune attention aux deux garçons.
"En retourne à l'école ?" demanda Gibrale.
Dans cette bicoque ? ! Vous plaisantez, esclave ? Nous allons dans mon palais, évidemment ! Et puis cessez de m'adresser la parole, vous me devez respect !
Nos deux amis marchèrent de longues heures, surveillés de près par les
Hommes-Crapauds-Limaces et guidés par le "Direktor", qui était aussi le chef des "Restos des Yeux".
Par Eudes-Eliotte
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Vendredi 20 février 2009
 "Bonzour, Bonzour, s'écria Gibrale, enthousiaste.
"Enchanté, fit Eudes-Eliotte, poli mais plus méfiant.
 Les Hommes-Crapauds-Limaces étaient accompagnés d'un homme à l'allure plutôt prétentieuse, plutôt grand, et assez jeune.
"Ave servi ! dit-il un grand sourire au lèvres.
"Qu'est f' que t'a dit ? cracha Gibrale.
"Cet homme a l'air très gentil, mais il nous a traités d'esclave ! répondit Eudes-Eliotte, choqué. Il demanda, dans un latin parfait :
"Quid es ? , ce qui voulait dire : "Qui es-tu ?"
"Pater tuus sum, répondit le maigre latiniste.
"Comment ? Il est fou ! Il a dit : "Je suis ton père" ! Ce n'est pas possible ! Moi, mon papa, il est machiniste hélicoptérien.
Il traduisit : "Pater meus machinator helicopterum est !"
Comme l'homme ne semblait pas réagir, Eudes-Eliotte répéta :
"Quid es ?"
"Dominus Loyetus sum !"
Par Eudes-Eliotte
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Lundi 2 février 2009
 -C'est parce que c'est la sphrase qu'on nous répétait toujours : ne fuyez pas, sinon la fameuse, l'hélobiée, la sanguinaire, l'affamée, la terrible association vous...
-Bon, bon, d'accord, coupa le surdoué. Mais pourquoi es-tu parti dans ce cas ?
-Baah, ze sais pas...
-Comment ? ! Tu n'y avais pas pensé ! Existe-t-elle réellement, cette association ?
-Baah, ze sais pas... répéta Gibrale, regardant fixement par-dessus l'épaule de Eudes-Eliotte.
Notre héros se retourna, et se figea.
Derrière lui se tenait une dizaine de créatures aussi moches qu'indescriptibles (ormi le fait qu'elle soit moches).
"Mauvais jour, grogna l'un d'eux, nous sommes les gluants, les poisseux, les glissants, les visqueux Hommes-crapauds-limaces. On nous appelle aussi les "Restos des yeux".


Pour imaginer la voix de ces créatures, addonner-vous à l'art de mélanger les voix crapaudesques, homminesques et limaciennes. Vous verrez, c'est très dur, j'ai du moi-même beaucoup m'entraîner. Bon courage !

Par Eudes-Eliotte
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